Mercredi 23 avril 2008

  10.000 Mercis .

Je ne reviendrais pas sur le vernissage de ma nouvelle exposition qui a eu lieu le 18 avril 2008 , mais bien sur la date . Car en ce grand jour mon blog a atteint les 10.000 visiteurs en huit mois . Alors je vous dis à tous un grand merci car les statistiques de l'hébergeur de mon blog (overblog) sont excellentes . Je sais que j'ai des visiteurs en Belgique , en Suisse , en Allemagne , au Danemark , au Québec , au Maroc ... J'ai même eu un google en arabe . Il ne faudrait pas que j'oublie la France et ses régions avec le Tarn , l'Alsace et les chtis ... avec qui j'ai eu des contacts . Alors ce 18 avril est un grand jour , 10.000 mercis à vous bloggeurs et à tous ceux qui m'ont fait l'immense plaisir de découvrir ma nouvelle collection dans mon atelier de Montner . 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Mercredi 9 avril 2008
Des bois d'ébéniste aux bois de l'exposition "des bois en liberté" .
Comme je l'ai annoncé , mon exposition "des bois en liberté" travaille pour la première fois une plante . Mais le dire est bien, le prouver est déjà plus dur . Mais avant de décrire cette combinaison des plus belle pièces de mon exposition qui va fêter son 5ème anniversaire et sa 4ème collection , voici une partie de la liste des bois trouvée dans le livre de Maitre Roubo durant le XVIIIème siècle.

Les bois propres à l'ébénisterie sont de deux sortes: les premiers qui servent à la construction du bâti avec le chêne , le sapin et le tilleul (que travaille le menuisier en meubles) et les seconds servent à la décoration du meuble (ébéniste) . Ces bois viennent pour la plupart d'Asie (Inde) mais il y en a aussi en France . Je vais vous faire une petite liste de 71 essences de bois mais comme c'est long , j'ai choisi les plus connues . Cette liste donne le numéro , le bois , l'origine et la couleur . 
2-Acajou - Inde - rougeâtre                4-Amaranthe - Inde et Guyane - violet brun
11-Cèdre - Syrie - rougeâtre          15-Citronnier - Asie et Europe du sud - blanc 
17-Corail - Iles du vent et Amérique - rouge 
18-Cyprès - Asie - jaunâtre                19-Ebène - Afrique - noir
30-Inde / Campêche / laurier aromatique - Martinique,Grenade,Inde - rouge jaune 
35-Oeil de perdrix - Inde - gris             36-Olivier - Syrie et Europe du sud - brun
37-Oranger - Chine et Europe du sud - jaune 
38-Platane - Asie et Amérique - blanc   
39-Puant - Cap de bonne Espérance et Afrique - couleur ondée 
40-Rhode - Jamaïque et Amérique - blanc
42-Rouge - Nicaragua et Amérique - rouge
47-Violet - Inde - blanc vineux et violet
48-Violet palissandre dit Sainte Lucie - Ile de Sainte Lucie et Inde - violet 

Voilà une petit partie des bois dit "bois des Indes" 48 bois sont utilisés dont deux seuls venant d'Afrique avec le magnifique ébène qui donnera le nom ébéniste et celui qui devait être très désagréable à travailler par son odeur avec le puant . Mais on a aussi du beau bois en France et voici la liste complète . 
49 Alizier - blanc                  50 Aulne - rougeâtre                   51 Buis - jaune
52 Cerisier - rougeâtre        53 Charme - blanc                 54 Cormier - rougeâtre
55 Cytise - verdâtre             56 Epine Vinette - jaune              57 Erable - blanc 
58 Faux Acacia - jaune       59 Frêne - blanc jaune              60 Fusain - jaune pâle
61 Houx - blanc                  62 If - rougeâtre                       63 Merisier - rougeâtre
64 Mûrier - jaune                 65 Noyer - noir veiné                 66 Poirier - rougeâtre
67 Pommier - blanc        68 Prunier - blanc roux      69 Sainte Lucie -gris rougeâtre
70 Sauvageons - blanchâtre        71 Sureau - jaune

Voici maintenant la liste des bois que j'ai travaillée : abricotier, acacia, ajonc épineux, amandier, arbre de Judée, bois de Sainte Lucie, bruyère, buis, callune, calycotome épineux, châtaignier, chêne, chêne vert, ciste cotoneux et de Montpellier, cyprès, églantier, érable, framire, frêne, genêt à balai - épineux et scorpion, genévrier, hêtre, lavande, mérenti, merisier, micocoulier, mûrier, néflier, nerprun, niangon, olivier, pêcher, pin, platane, poirier sauvage, pommier, romarin, ronce,  rosier, sapelli, sapin, teck du Bénin, thym, tuaury et vigne .

Les racines des arbres ou arbustes : ajonc épineux, buis, chêne, ciste, olivier et vigne.

Sans oublier les plantes avec le lierre et bien sûr l'euphorbe .

Voilà des arbres, des arbustes et des plantes utilisés en ébénisterie en 3 siècles d'Histoire. 

Description de la photo , de haut en bas par ligne : "une vague" en platane, l'euphorbe, "3 dauphins" en mûrier, "2 têtes" en ciste et du gênet . 
Deuxième ligne : une pièce de vigne et son sarment, une écorce d'olivier , de la racine de vigne suivie d'une pièce d'euphorbe
Troisième ligne : Ajonc épineux, un petit rond en chêne vert et une toute petite pièce en vigne .
Dernière ligne : du romarin , de la vigne sur 3 photos , du callune puis pour terminer une pièce de vigne avec son sarment .     
par Séguié christian publié dans : Histoire
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Mardi 11 mars 2008

Menuisier en meubles ou Ebéniste ?
J'ai trouvé sur internet un site très intéressant sur techno-science.net sur la définition de l'ébénisterie . Pour tout dire j'ai raccourci la définition , tout à la fin je mettrai un commentaire . 

L'ébéniste fabrique des meubles et des panneaux en bois , composés d'un bâti en menuiserie sur lequel sont appliquées des feuilles de bois précieux appelées placages ou de toute autre matière qui dissimulent entièrement ou partiellement le bâti .
Il peut produire à l'unité ou en petit nombre . L'ébéniste est avant tout un artisan . Le mot ébénisterie apparaît pour la première fois dans le dictionnaire en 1732 ; pour le différencier du terme menuiserie , car les artisans ébénistes , en plus des techniques de la menuiserie font appel à la marqueterie , au placage et à la tabletterie . Il est tiré du mot ébène , racine probablement nubienne ( Égypte ) ayant fait le tour de la Méditerranée par la Grèce puis Rome, et désignant le bois de l'ébénier , de couleur noire . C'est le travail de cette essence précieuse qui a donné le nom au métier chargé d'ouvrage "à caractère plus décoratif qu'utilitaire".
Les meubles d'ébénistes peuvent être de style ancien ou de création contemporaine .
Le maître d'œuvre assure les différentes étapes de fabrication : choix du modèle et du bois , sciage et corroyage , réalisation des assemblages , du décor et du montage .
Les commodes , encoignures , secrétaires , bureaux et autres meubles recouverts d’écailles , de bois de placage , de marqueterie , de laque , de vernis , de porcelaine sont des meubles d’ébénisterie . 
La finition du meuble est parfois confiée à un artisan spécialisé : marqueteur, monteur en bronze , sculpteur sur bois , doreur , vernisseur .
Les plus anciennes techniques relevant de l'ébénisterie ne remontent pas plus loin que le Moyen Âge , même si on ne lui donnait pas encore ce nom , avec l'apparition du Point de Hongrie ( parquetage en damier appliqué aux grandes surfaces sur certains meubles précieux ).
Au XVe siècle en Italie apparaît la marqueterie . Elle connaît une grande renommée dans toute l'Europe , bien qu'elle n'y soit diffusée qu'au XVIIe siècle .
Au XVIe siècle en Italie apparaît une nouvelle catégorie d'artisans qui travaillent les essences rares et en particulier l'ébène . Ils créent de nouveaux procédés appelés l'intarsio et l'impasto . Avant cela , l'ébène n'était utilisé que pour de petits objets (échiquiers, coffrets…).
En France , c'est au milieu du XVIIe siècle que la vieille corporation des menuisiers accueille cette nouvelle catégorie d’artisans et crée la Jurande des Maîtres Ébénistes .
Les meubles que l'on appelle de menuiserie sont exécutés en bois massif , constitué d'un bâti qui restera apparent . Éventuellement , il peut inclure un décor sculpté , bien qu’en principe celui-ci doit être confié à un sculpteur . Les consoles d’applique , les cadres de miroir et tous les meubles en bois massif sculpté ou mouluré sont des meubles de menuiserie . En revanche , le bâti des meubles d'ébénisterie est plaqué .
De nos jours , cette différence est moins nette et on parle de menuisier lorsque la production concerne plus le bâtiment (fenêtres, portes, placards, parquets...) et d'ébéniste lorsqu'elle concerne le mobilier, indifféremment plaqué ou massif .

La restauration : C'est une branche particulière de l'ébénisterie qui consiste à restaurer des meubles anciens . Elle requiert à la fois une bonne maîtrise de la fabrication des meubles , mais aussi une bonne connaissance des styles et l'utilisation de techniques propres à la restauration .
Elle doit être réservée à des ébénistes formés à cette pratique ( certaines restaurations réclament une formation spécifique parallèlement à la formation classique d'ébéniste ) car on a vu trop souvent des meubles massacrés par l'ignorance , ou pire , la cupidité de certains professionnels du meuble . Pour éviter cela une charte du restaurateur a été instaurée, qui préconise entre autres l'utilisation de techniques et produits anciens ( utilisés à l'époque de la fabrication du meuble ) , et de faire en sorte que chaque restauration soit réversible .
La réparation : La restauration ne doit pas être confondue avec la conservation qui a pour but de maintenir le meuble en état , de faire en sorte qu'il fonctionne , sans camoufler les ajouts et en retirant le minimum de matière . Elle est utilisée notamment par les musées et doit permettre une étude historique et archéologique ultérieure du meuble . C'est pour cela que seul le "minimum vital" doit être fait sur les meubles conservés pour ne pas masquer les traces du temps .

Mon commentaire . Je rajouterai un détail important car selon certains ouvrages comme celui de Me Roubo entre autres , c’est qu’en France dans les années 1700 , la très grande majorité des bois vient des Indes pas d’Afrique . L’ébène comme les autres bois africains ne viendront que vers les années 1750 . 
Ce qui est important c’est de constater le changement des définitions du mot menuisier en meuble qui fabrique un meuble nu et l’ébéniste qui le décore de bois , de pierre , de métal …. L’ébénisterie d’hier est la marqueterie ou la tabletterie d’aujourd’hui . 
Les métiers ont changé de définition pendant les 3 derniers siècles et je pense que cela est dommage car aujourd’hui tout est flou . Le menuisier maintenant doit tout faire , fabriquer , réparer , restaurer . Pour finir quel métier dira-t-on dans quelques années ? Peut-être tout simplement un travailleur sur bois ! Qui sait ! 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Jeudi 14 février 2008

L'histoire de l'ébénisterie
Même s'il n'est pas possible de savoir au juste le début de l'ébénisterie , car il ne reste aucun vestige , l'art de l'ébénisterie prit naissance en Asie puis en Grèce et en Italie , puis ensuite par les conquètes romaines .
Si on peut en juger par les belles mosaïques trouvées à Rome et ses environs , où ils excellaient avec le travail des lames d'or , d'argent et d'ivoire , on pense , qu'il y avait tout à croire , qu'il en était de même pour la marqueterie qui vient de la même technique . 
A la chute de l'Empire romain , cet art , ainsi que tous les autres , fût oublié et a même presque disparu pendant des siècles . 
C'est au 15ème siècle que Jean de Vérone , contemporain de Raphaël , remit cet art à l'honneur en inventant et renouvelant avec force l'art de l'ébénisterie . Cet art passa en France au temps de François 1er et des deux reines Catherine et Marie de Médicis .
Dans le 17ème siècle , on vit la perfection de l'ébénisterie au temps du ministère et sous la protection de Mr Colbert qui établit aux Gobelins une manufacture où il sortira une quantité de beaux ouvrages . Cet art de l'ébénisterie est la fabriquation de meubles , de revêtements d'appartement et même de planchers d'ébéniste qui font et feront toujours l'admiration des connaisseurs , surtout ceux faits par Maître Boulle . 
Les ouvrages d'ébéniste coutent cher , et passèrent de mode . C'est cela qui provoqua la fin du progrès ou le ralentissement de cet art avec seulement des petits meubles .
Il y a trois sortes d'ébénistes : celle du placage aussi appellée menuiserie de placage ou marqueterie , celle des ébénistes qui se nomme Mosaïque ou peinture en bois . et celle des ébénistes qui travaillent aussi d'autres matériaux que le bois précieux comme l'écaille , l'ivoire , les métaux , les pierres précieuses en les incrustant . 

Aujourd'hui , l'ébéniste est celui qui fabrique les meubles et l'ébéniste d'art fabrique et répare des meubles d'art . On apprend dans les livres d'histoire , qui m'ont permis d'écrire cet article , que les auteurs ne parlent pas du bois de l'ébène qui serait à l'origine du mot ébéniste . L'ébène sera travaillée pour la première fois par Maître Boulle (11/11/1642 - 29/2/1732) .   

J'ai écrit un autre article sur la définition des ébénistes , des menuisiers en meubles et de la différence entre la restauration et la réparation http://menuiserie-montner.over-blog.com/article-17592269.html .

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Mercredi 6 février 2008

Une citation de A J Roubo

" Puisse mon travail et les réflexions , qui en sont le fruit , être utiles à mes confrères ! Je ne dis pas à tous , mais à quelques-uns ; je ferai trop payé si je puis avoir inspiré à un petit nombre , le désir d'atteindre à la perfection dont j'ai essayé de leur tracer le chemin et si j'en ai assez occupé d'autres pour les distraire des occupations capables de nuire à leurs moeurs ou à leurs intérêts .... l'étude .... est utile à la conservation et même à la perfection des moeurs des hommes qui , par état , sont obligés de travailler la plus grande partie du temps pour se procurer les moyens de vivre  ."  

Moi , j'ai acheté les cinq livres de Maître A J Roubo et je les ai lus . C'est ce qui m'a permis d'écrire mes articles . Dans son bilan , il reparle du fait que certains , peut-être trop intelligents , se sont moqués de son travail et qu'un menuisier doit être dans son atelier et non écrire . Mais le travail d'un menuisier est de transmettre son savoir soit dans l'apprendissage soit par écrit . L'histoire nous montre que l'ignorance d'un savoir est toujours une perte immense . Merci à tous ceux qui par leurs écrits m'ont permis de faire mon blog sur l'histoire de mon métier et ses outils , cela m'a permis d'être meilleur dans mon travail . 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Mercredi 23 janvier 2008

Les bois pour la construction du treillage (2/9)

Après l'histoire de l'art du treillage voici maintenant quels étaient les bois utilisés . Pour la première fois dans un métier du bois , les treillageurs utilisent du bois vert . Il faut dire que ce métier , oublié aujourd'hui , est l'un des plus difficiles des métiers du bois .

Les bois propres à la construction du treillage sont le châtaigner , le chêne et le frêne en général à Paris , mais aussi en fonction du lieu : l'aulne , le bouleau , le cyprès , le laurier , le micocoulier , le murier blanc , le pin et le saule .
Le châtaigner pour la construction du treillage est de deux espèces :
Celui en échalas ou en cerceaux et celui en pièces ou bûches . Les échalas sont des tringles d'environ 1 pouce de largeur (27mm) sur 8 à 9 lignes d'épaisseur (18mm) qui sont prises dans de jeunes brins d'arbres qu'on fend . Les échalas se vendent par botte de 36 , quelque soit la longueur qui varie entre 2,5 à 4,5 pieds (82,5cm à 1m48) et de 9 pieds (3 mètres) pour les plus longues .
Il faut que le bois soit moyennement sec , parce que , s'il était trop vert , on le travaillerait difficilement , si au contraire , il était trop sec , il serait sujet à se pourrir très promptement . 
Les pièces en châtaigner ne sont autres choses que des bûches de 3 à 4 pieds de longueur (1 à 1m30)  et de 7 à 8 pouces de diamètre (2 cm) que l'on vend en grume ; c'est à dire couverte d'écorce . Il faut les choisir bien droites et de fil (veinage) , et surtout vertes afin qu'elles se fendent facilement . Il en sera de même pour le chêne et le frêne . 
Les chênes étant plus utilisés en chevrons , en membrures et autres planches et lattes comme dans la menuiserie de bâtiment . Le frêne ne sert plutôt qu'à faire des copeaux** , c'est pourquoi on l'achète en pièces ou en bûches . 
On fend quelquefois les lattes qu'on achète en botte , pour cet effet on les met à tremper pendant quelques temps dans l'eau , après quoi on les fend en deux sur l'épaisseur avec un fort couteau , ou avec une petite serpe ou couteau à lame courbe . Après avoir trempé une baguette (latte) dans l'eau pour la rendre plus souple , on la chauffe et on la tourne en cercle à peu près comme on fait pour les cerceaux des futailles et on la retient en cet état en la nouant régulièment avec des liens en fil de fer .
On fait différents diamètres de ces cercles , afin d'avoir des pièces plus ou moins cintrées et on les laisse attachées le plus longtemps possible afin qu'en séchant dans cette position (cercle) les fibres du bois ne tendent plus qu'à se redresser . C'est pourquoi les treillageurs apprêtent d'avance beaucoup de cercles ou bottes de bois mince de différentes largeurs et diamètres . Ils ont la même attention pour les copeaux ou bois de mâtinage* , propres à faire des fleurs .
* Par le terme de mâtiner , les treillageurs entendent l'action par laquelle ils donnent à une feuille d'ornement la courbure ou le galbe . 
** Par copeau on entend de petits morceaux de bois très fins prêts à être dessinés ou sculptés en fleurs par exemple .    

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Mardi 22 janvier 2008

Voici un grand dossier sur l'art du treillageur ou de la menuiserie de jardin . Dans cette série d'articles vous trouverez : l'histoire d'un métier , quels étaient les bois utilisés et quelques outils nécessaires aux treillages . Toutes ces informations viennent de Maitre Roubo , ces livres sont à se procurer et à lire . C'est dans cette série d'articles que vous trouverez la réponse à la question : qu'est ce qu'un violon ?  
undefined  L'histoire de l'art
du treillageur 
ou  de  la
menuiserie de jardin (1/9)

C'est l'art , l'un des plus modernes et dont l'invention est due aux Français . Le treillage servait à son origine à soutenir les treilles ou ceps de vigne , mais aussi les arbrissaux dans les jardins .
C'est sous le règne de Louis XIV que cet art fut important quand à la décoration , et il fut porté par Le Nôtre et Jules Hardoin Mansart . L'art du treillage commença alors à se séparer de celui du jardinage . Les ouvriers prirent le nom de treillageurs , lesquels travailleront sous la conduite des architectes jusqu'en 1769 .
Depuis le règne de Louis XIV , l'art du treillageur fait de grands progrès avec des treillages de palissade , tant de hauteur que d'appui , des berceaux , des cabinets , des salons , des portiques , des galeries et des colonnades .
Toute la science des treillageurs est en rapport à la disposition et à la théorie de ne pas être enfermés dans leurs ateliers car ce n'est pas un art de routine . Il faut de l'expérience , du goût , et que leurs connaissances en géométrie soient énormes , tout comme l'art du trait . Souvant les treillageurs faisaient aussi de la menuiserie du bâtiment pour tous les travaux de corroyages , assemblages , profiles et moulures pour avoir la pratique des rabots qui serviront aussi pour tous leurs travaux .  

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Jeudi 15 novembre 2007

L'histoire du nom de menuisier

Sous le nom de menuisier , on comprend tous les ouvrages faits en bois servant tant à la commodité , qu'à la sûreté et à la décoration des appartements .
On distingue deux sortes de menuisiers : 
- ceux à l'usage des bâtiments , que l'on nomme d'assemblage . La menuiserie d'assemblage se divise en deux parties : la dormante et la mobile . La dormante concerne toutes les espèces de revètement propre aux appartements comme les lambris , les cloisons , les parquets ... . La menuiserie mobile rassemble toutes formes de fermetures comme les portes , les croisées et tous les ouvrages ouvrants servant à la commodité et à la sûreté .   

- ceux qu'on appelle menuisiers de report ou marqueterie ou ébénisterie dont le travail consiste à débiter des feuilles très minces de différentes couleurs que l'on applique sur la menuiserie ordinaire .  

Les menuisiers étaient autrefois appellés huchers du mot huche qui désigne une sorte de coffre de bois propre à pêtrir et à mettre le pain . On les a aussi appelés huissiers à cause de l'ancien mot huis qui signifie la porte d'une chambre , lequel nom est encore resté aux poteaux de charpente ou de menuisier qui servent de baies aux portes des appartements de peu d'importance . Les menuisiers ont conservé ces différents noms jusqu'à la fin du 14ème siècle . Un arrêté a été rendu le 4 septembre 1382 , en augmentant les statuts de cette communauté . A l'avenir on les appellera menuisier , du mot minutarius ou minutiairus , ce qui signifie un ouvrier qui travaille à des menus ouvrages . 
 

Les menuisiers étaient autrefois dépendants du maître charpentier du roi .On ne sait pas combien de temps a duré cette juridiction , mais c'est en décembre 1290 que furent créés les statuts par sieur Charles de Montigny , garde de la Prévôte .
Le dernier de ces règlements a eu lieu en août 1645 qui confirma les anciens statuts . 
Le nombre des menuisiers venant à augmenter , ainsi que leur industrie , cela les a obligés à se séparer avec chacun sa spécialité propre : menuisier en bâtiment , en carrosse , en ébénisterie ou en marqueterie , en meuble et pour les charpentiers au 14ème siècle .

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Vendredi 2 novembre 2007

Les méthodes pour ombrer le bois selon Maître Roubo
ombrer-le-bois.JPG

Les ornements et autres parties de mosaïque, s’ombrent de deux manières à savoir, avec le feu ou pour mieux dire le sable chaud ou avec des liqueurs acides. La première manière est la plus usitée et elle demande beaucoup d’attention et d’expérience de la part de l’artiste, ce qui ne peut s’acquérir que par une longue pratique vu les différences qui se rencontrent, tant dans les couleurs que dans la plus ou moins grande dureté des bois qu’il emploie, c’est une affaire d’expérience et de pratique.

Pour ombrer au feu, on prend du sable de rivière très fin, qu’on met dans une poêle de fer et qu’on fait chauffer sur un fourneau jusqu’à ce que la chaleur du sable soit capable de brunir le bois sans cependant le brûler, ce qu’on constate en y plongeant un morceau de bois de la même épaisseur et de la même qualité que ceux qu’on veut ombrer. Ensuite on prend les pièces d’ornement, qui doivent être décollées et rassemblées toutes à leurs places et on les ombre les unes après les autres selon le ton du dessin qu’il est bon d’avoir toujours devant soi pour donner à chaque pièce la teinte qui lui est nécessaire.

Comme les pièces à ombrer sont souvent trop petites pour qu’on puisse les tenir avec les doigts sans se brûler, on les prend avec une pointe ou une pince. Mais l’usage de ces piques ou pinces sont très commode, les menuisiers ne s’en servaient pas, ils aimaient mieux les prendre avec leurs doigts au risque de se brûler. Les bois ne s’ombrent pas toujours du premier coup, mais en les plongeant à plusieurs reprises dans le sable pour obtenir la couleur souhaitée.

On se sert aussi des acides pour ombrer les bois. Ces acides sont l’eau de chaux, dans laquelle on met du sublimé corrosif pour en augmenter la force. On se sert aussi d’esprit de nitre et d’huile de soufre. De ces trois ingrédients, l’esprit de nitre est celui qui fait le plus d’effet sur le bois. Il faut avoir soin de le brunir avant de le teindre, parce que l’esprit de nitre détruit totalement les couleurs. Cet acide donne aux bois blancs une couleur rougeâtre immédiatement. L’action de l’huile de soufre est moins violente. Elle donne aux bois blancs une teinte d’un brun vineux et augmente certaines couleurs au lieu de les détruire. Il faut avoir grand soin en employant l’un ou l’autre de ces deux acides, de n’en mettre qu’une très petite quantité. L’eau de chaux quoique moins violente que les deux autres, ne laisse pas que de brunir les bois soit blancs ou colorés. Quant à la manière de faire usage des acides, elle est très simple. Il ne s’agit que d’en mettre avec un pinceau ou le bout d’une plume, la quantité suffisante sur le bois et de recommencer l’opération pour obtenir la couleur souhaitée.

Quand aux drogues servant à brunir les bois. On les vendait à l’époque de Maître Roubo toutes prêtes chez les épiciers droguiste. Il n’y a que l’eau de chaux qu’il faut faire soi-même, ce qui est très facile, puisqu’il s’agit d’éteindre de la chaux vive dans de l’eau ordinaire et de prendre la liqueur qui surnage quand la chaux s’éteint.

Pour commenter cet article , je constate que cela n'était pas facile de brunir le bois, certains même si sont brûlés les doigts . Sinon on teinte le bois avant de placer les pièces , en conséquence les retouches sont impossibles . C'était difficile la marqueterie à cette époque ! 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Samedi 27 octobre 2007

Le dernier article Histoire parlait de la marqueterie en mosaïque par Maître Boulle . Il existe trois autres méthodes dont celle des ébénistes et des graveurs ...  
Mais peut-être avez-vous oublié le dessin de la rosace . 

rosaces-pour-marqueterie.JPGLes méthodes pour calquer un motif à incruster . 

On peut encore prendre le calque d’un dessin, en frottant le derrière du dessin avec de la mine de plomb ou de la sanguine tendre pulvérisée et en l’appliquant légèrement sur un papier blanc, ensuite, on prend une pointe fine avec laquelle on passe sur tous les traits du dessin, qui, par ce moyen, se trouvent tracés sur le papier blanc qui est sous le dessin et qu’on repasse ensuite, soit à l’encre ou au crayon, pour assurer les traits qu’on y a faits. Cette dernière espèce de calque s’applique et se colle sur le bois qu’on veut découper, ce qui se fait de manière ordinaire.

Quand les ornements sont ainsi dessinés sur un papier, on prend le calque pour les tracer sur le bois, ce qui se fait de plusieurs manières. La plus usitée est celle dont se servent les ébénistes, qui est d’appliquer sur le dessin un autre papier blanc, puis d’apposer les deux ensembles à la lumière, ce qui se fait en les posant sur un verre placé verticalement au grand jour, ou même sur un carreau de la croisée, ce qui est égal, pourvu que les traits du dessin puissent s’apercevoir au travers du papier appliqué sur le dessin. Ensuite on prend un crayon, on trace sur le papier blanc tous les traits du dessin qui se trouve exactement calqué de cette manière, qui n’a d’autre défaut que d’être peu commode, vu qu’il faut dessiner ce calque verticalement et même s’il est possible un peu incliné de haut en bas en devant afin que le jour frappe mieux dessus . Tout ce travail rend la position de celui qui est obligé de dessiner très fatigante. C’est pourquoi maître ROUBO croit qu’il vaudrait mieux prendre les calques à la manière des graveurs soit en appliquant sur le dessin un papier huilé ou verni , ou même un papier serpente très fin , au travers duquel on puisse lire tous les traits du dessin . On calque ensuite à la plume avec de l’encre de Chine un peu forte pour le papier huilé ; avec une pointe fine un peu arrondie sur le bout sur les deux autres papiers vernis et serpentes . motif-a-incruster-.JPG

Quand on a beaucoup de parties d’ornement de même forme, on est alors obligé de prendre plusieurs calques pour les coller sur le bois ou bien quand la chose n’est pas d’une très grande conséquence, on fait un calque de papier un peu fort, qu’on frotte de sanguine par derrière et qu’on fait décalquer sur le bois avec une pointe à l’ordinaire, ou bien on pique ce même calque avec une épingle en suivant tous les contours le plus juste possible. Puis avec un petit sachet de toile fine rempli de mine de plomb fine ou de sanguine pulvérisée, on frotte sur le calque, lequel étant placé sur le bois laisse une traînée de points qui indique le contour de la pièce à découper. Cette dernière méthode n’est bonne que pour les grandes parties car pour les petites, il vaut mieux faire autant de calques que l’on a de pièces à faire. Ce qui rend l’exécution beaucoup plus parfaite. Autre méthode voir article http://menuiserie-montner.over-blog.com/article-13097312.html 
motif-sans-les-incrustations-.JPGmotif-fini-.JPG Voici le motif creusé dans le bois prèt à recevoir les pièces de marqueterie . Il ne reste plus qu'à dessiner , calquer puis découper le bois avant de le coller .

 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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  • : Roussillon Montner
  • : Je suis artisan menuisier et je fais des objets d'art que j'expose . Mais il y a aussi la défense du patrimoine de mon métier comme les anciens outils . Avec aussi les plus belles photos de ma région .
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