Le dernier article Histoire parlait de la marqueterie en mosaïque par Maître Boulle . Il existe trois autres méthodes dont celle des ébénistes et des graveurs
...
Mais peut-être avez-vous oublié le dessin de la rosace .
Les méthodes pour calquer un motif à incruster .
On peut encore prendre le calque d’un dessin, en frottant le derrière du dessin avec de la mine de plomb ou de la sanguine tendre pulvérisée et en l’appliquant légèrement sur
un papier blanc, ensuite, on prend une pointe fine avec laquelle on passe sur tous les traits du dessin, qui, par ce moyen, se trouvent tracés sur le papier blanc qui est sous le dessin et qu’on
repasse ensuite, soit à l’encre ou au crayon, pour assurer les traits qu’on y a faits. Cette dernière espèce de calque s’applique et se colle sur le bois qu’on veut découper, ce qui se fait de
manière ordinaire.
Quand les ornements sont ainsi dessinés sur un papier, on prend le calque pour les tracer sur le bois, ce qui se fait de plusieurs manières.
La plus usitée est celle dont se servent les ébénistes, qui est d’appliquer sur le dessin un autre papier blanc, puis d’apposer les deux ensembles à la lumière, ce qui se fait en les posant sur
un verre placé verticalement au grand jour, ou même sur un carreau de la croisée, ce qui est égal, pourvu que les traits du dessin puissent s’apercevoir au travers du papier appliqué sur le
dessin. Ensuite on prend un crayon, on trace sur le papier blanc tous les traits du dessin qui se trouve exactement calqué de cette manière, qui n’a d’autre défaut que d’être peu commode, vu
qu’il faut dessiner ce calque verticalement et même s’il est possible un peu incliné de haut en bas en devant afin que le jour frappe mieux dessus . Tout ce travail rend la position de celui qui
est obligé de dessiner très fatigante. C’est pourquoi maître ROUBO croit qu’il vaudrait mieux prendre les calques à la manière des graveurs soit en appliquant sur le dessin un papier huilé ou
verni , ou même un papier serpente très fin , au travers duquel on puisse lire tous les traits du dessin . On calque ensuite à la plume avec de l’encre de Chine un peu forte pour le papier huilé
; avec une pointe fine un peu arrondie sur le bout sur les deux autres papiers vernis et serpentes .
Quand on a beaucoup de parties d’ornement de même forme, on est alors obligé de prendre plusieurs calques pour les coller sur le bois ou bien
quand la chose n’est pas d’une très grande conséquence, on fait un calque de papier un peu fort, qu’on frotte de sanguine par derrière et qu’on fait décalquer sur le bois avec une pointe à
l’ordinaire, ou bien on pique ce même calque avec une épingle en suivant tous les contours le plus juste possible. Puis avec un petit sachet de toile fine rempli de mine de plomb fine ou de
sanguine pulvérisée, on frotte sur le calque, lequel étant placé sur le bois laisse une traînée de points qui indique le contour de la pièce à découper. Cette dernière méthode n’est bonne que
pour les grandes parties car pour les petites, il vaut mieux faire autant de calques que l’on a de pièces à faire. Ce qui rend l’exécution beaucoup plus parfaite. Autre méthode voir article
http://menuiserie-montner.over-blog.com/article-13097312.html
Voici le motif creusé dans le bois prèt à recevoir les pièces de marqueterie . Il
ne reste plus qu'à dessiner , calquer puis découper le bois avant de le coller .
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