Dimanche 13 avril 2008

 Restauration d'un pied de guéridon cassé.

Voici l'un des trois pieds de ce guéridon cassé et maintenant je vous présente mon travail . Après plusieurs collages mal faits , il faut nettoyer les deux pièces de bois . Après avoir le bois propre , il faut coller avec une colle appropriée (PU) . Une fois collé , j'ai creusé avec une défonceuse pour y placer une tige métallique (photo en bas à gauche) . Une fois la tige collée , il faut mastiquer pour éliminer la coupure . Il ne restera plus qu'a retrouver une patine semblable . Voilà un travail d'ébéniste réalisé comme toujours avec succès car on ne distingue plus rien (photo en bas à droite).
J'ai aussi recollé la chaise (l'art chinois).   

par Séguié christian publié dans : Le travail du menuisier
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Mercredi 9 avril 2008
Des bois d'ébéniste aux bois de l'exposition "des bois en liberté" .
Comme je l'ai annoncé , mon exposition "des bois en liberté" travaille pour la première fois une plante . Mais le dire est bien, le prouver est déjà plus dur . Mais avant de décrire cette combinaison des plus belle pièces de mon exposition qui va fêter son 5ème anniversaire et sa 4ème collection , voici une partie de la liste des bois trouvée dans le livre de Maitre Roubo durant le XVIIIème siècle.

Les bois propres à l'ébénisterie sont de deux sortes: les premiers qui servent à la construction du bâti avec le chêne , le sapin et le tilleul (que travaille le menuisier en meubles) et les seconds servent à la décoration du meuble (ébéniste) . Ces bois viennent pour la plupart d'Asie (Inde) mais il y en a aussi en France . Je vais vous faire une petite liste de 71 essences de bois mais comme c'est long , j'ai choisi les plus connues . Cette liste donne le numéro , le bois , l'origine et la couleur . 
2-Acajou - Inde - rougeâtre                4-Amaranthe - Inde et Guyane - violet brun
11-Cèdre - Syrie - rougeâtre          15-Citronnier - Asie et Europe du sud - blanc 
17-Corail - Iles du vent et Amérique - rouge 
18-Cyprès - Asie - jaunâtre                19-Ebène - Afrique - noir
30-Inde / Campêche / laurier aromatique - Martinique,Grenade,Inde - rouge jaune 
35-Oeil de perdrix - Inde - gris             36-Olivier - Syrie et Europe du sud - brun
37-Oranger - Chine et Europe du sud - jaune 
38-Platane - Asie et Amérique - blanc   
39-Puant - Cap de bonne Espérance et Afrique - couleur ondée 
40-Rhode - Jamaïque et Amérique - blanc
42-Rouge - Nicaragua et Amérique - rouge
47-Violet - Inde - blanc vineux et violet
48-Violet palissandre dit Sainte Lucie - Ile de Sainte Lucie et Inde - violet 

Voilà une petit partie des bois dit "bois des Indes" 48 bois sont utilisés dont deux seuls venant d'Afrique avec le magnifique ébène qui donnera le nom ébéniste et celui qui devait être très désagréable à travailler par son odeur avec le puant . Mais on a aussi du beau bois en France et voici la liste complète . 
49 Alizier - blanc                  50 Aulne - rougeâtre                   51 Buis - jaune
52 Cerisier - rougeâtre        53 Charme - blanc                 54 Cormier - rougeâtre
55 Cytise - verdâtre             56 Epine Vinette - jaune              57 Erable - blanc 
58 Faux Acacia - jaune       59 Frêne - blanc jaune              60 Fusain - jaune pâle
61 Houx - blanc                  62 If - rougeâtre                       63 Merisier - rougeâtre
64 Mûrier - jaune                 65 Noyer - noir veiné                 66 Poirier - rougeâtre
67 Pommier - blanc        68 Prunier - blanc roux      69 Sainte Lucie -gris rougeâtre
70 Sauvageons - blanchâtre        71 Sureau - jaune

Voici maintenant la liste des bois que j'ai travaillée : abricotier, acacia, ajonc épineux, amandier, arbre de Judée, bois de Sainte Lucie, bruyère, buis, callune, calycotome épineux, châtaignier, chêne, chêne vert, ciste cotoneux et de Montpellier, cyprès, églantier, érable, framire, frêne, genêt à balai - épineux et scorpion, genévrier, hêtre, lavande, mérenti, merisier, micocoulier, mûrier, néflier, nerprun, niangon, olivier, pêcher, pin, platane, poirier sauvage, pommier, romarin, ronce,  rosier, sapelli, sapin, teck du Bénin, thym, tuaury et vigne .

Les racines des arbres ou arbustes : ajonc épineux, buis, chêne, ciste, olivier et vigne.

Sans oublier les plantes avec le lierre et bien sûr l'euphorbe .

Voilà des arbres, des arbustes et des plantes utilisés en ébénisterie en 3 siècles d'Histoire. 

Description de la photo , de haut en bas par ligne : "une vague" en platane, l'euphorbe, "3 dauphins" en mûrier, "2 têtes" en ciste et du gênet . 
Deuxième ligne : une pièce de vigne et son sarment, une écorce d'olivier , de la racine de vigne suivie d'une pièce d'euphorbe
Troisième ligne : Ajonc épineux, un petit rond en chêne vert et une toute petite pièce en vigne .
Dernière ligne : du romarin , de la vigne sur 3 photos , du callune puis pour terminer une pièce de vigne avec son sarment .     
par Séguié christian publié dans : Histoire
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Lundi 7 avril 2008

Mon site web

www.bois-liberte.fr  a été en travaux pendant toute la semaine dernière .

Il est revenu sur le web .  

Toutes mes excuses pour ce désagrément . 

Christian .

     

 

par Séguié christian
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Samedi 5 avril 2008

 

Le livre "la menuiserie d'art"

Ce livre a été écrit par Etienne AUSSEUR dans la série la grammaire des styles -collection sur l'histoire de l'art pour les éditions Paris Librairie Ernest Flammarion .
C'est un livre magnifique qui décrit de façon simple mais précise l'histoire des styles de l'art roman à l'Empire . On démarrera avec l'art roman au 11ème siècle avec la porte (photo 1) qui représente la décoration de la porte de l'église de la Voulte-Chilhac (Haute-Loire) . C'est grâce à ce livre que viendra mon article sur les hirondelles L'art roman 2/2   . L'art gothique (photo7) avec un "chambrillage" qui est un ensemble de lambris recouvrant les murs avec ce magnifique buffet fixe . Il y a eu une très grande invention avec le tenon et la mortaise sans oublier la rainure qui permet de tenir les panneaux . C'est au 16ème siècle que viendra la Renaissance avec la photo 2 qui est une porte de l'oratoire du château de Chambord avec la sculpture de la salamandre photo 6 . La grande invention est sur les différentes techniques d'assemblage d'onglets , faux onglets et onglets à la moulure . On entre dans la première moitié du 17ème avec le style Louis XIII , c'est à ce moment qu'apparaît le procédé du grand cadre embrevé . La photo 8 montre des types de lambris à peintures décoratives , c'est le salon de Louis XIII au palais de Fontainebleau . La dernière photo (9) montre une stalle du choeur de Notre-Dame de Paris dans le style Louis XIV qui est dans des lambris , des portes ...  dans une immense beauté . La photo 4 montre le style Louis XV avec la porte cochère de l'ancien hôtel d'Arlatan à Aix . Il ne faudra pas oublier le style Louis XVI et on finira par la photo 5 avec la porte de l'ancien hôtel Thélusson et le style Directoire qui a rompu le lien fragile et charmant de la tradition , puis viendra le style Empire .

Les portes et lambris changent mais le bois reste . Les connaissances d'hier doivent toujours rester des connaissances d'aujourd'hui car toute perte sera fortement préjudiciable . Un livre exceptionnel à acheter dans les vide-greniers ou à lire dans les bibliothèques bien sûr .

par Séguié christian publié dans : La biblothèque
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Dimanche 30 mars 2008

La colombe

La colombe est une grande varlope . La grande idée était de retourner la varlope et de la mettre sur 3 ou 4 pieds . Pour la première fois l'outil est fixe et c'est le bois qui bouge . C'est la première dégauchisseuse .
Ce rabot varlope peut faire entre 1 à 3 mètres de long et le fer de la colombe entre 10 à 15 cm de large .
Elle est utilisée par les tonneliers (dont les plus longs pour les foudriers), les menuisiers, les charrons et comme la photo le montre pour le layetier* mais aussi presque tous les autres métiers  qui  travaillent le bois.
Quand la grande varlope est retournée et qu'elle n'a que deux pieds, cet outil s'appelle alors un "escargot" .
La photo montre la colombe qui a été prise lors de l'exposition des vieux métiers à Estagel . Une image dessinée par M Roubo dans "l'art du menuisier ébéniste" en 1774 . Je ne sais pas si cette colombe est de la paix ni si l'escargot serait plus dangeureux . Mais j'y ai placé un aigle à la place , certainement un autre bel oiseau ! 
* le Layetier fera l'objet d'un grand dossier comme celui des treillageurs dans quelques mois .    

par Séguié christian publié dans : Les outils d'autrefois
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Vendredi 28 mars 2008

  Bouvet ou pas bouvet ?
Encore une question sur ce bouvet ? Et bien oui ! C'est qu'il a eu les honneurs de passer sur le splendide forum sur les outils , sur lequel je vous invite à vous balader dans les différentes rubriques . C'est un véritable musée de l'outil en photos .

http://outils-anciens.xooit.fr/index.php

La rubrique "la passion des bouvets"

http://outils-anciens.xooit.fr/f39-LA-PASSION-DES-OUTILS-ANCIENS.htm

Voilà le passage sur mes photos sur le forum.

Bienvenue à Christian sur le sujet, on se sent un peu moins seuls !  Sympa le bouvet à vis centrale , c'est le second seulement que je rencontre ....  Je penche aussi pour un outil de tonnelier .... Par Mirou

Le seul problème c'est que mes connaissances en outil de tonnelier sont très faibles et voici une expliquation par J.C Outil .

Christian, Je n'ai pas trouvé de photos de tonnelier utilisant un bouvet jabloir.
Je joins un petit schéma de l'utilisation de ce rabot: le bouvet jabloir creuse la rainure circulaire à l'intérieur du tonneau dans laquelle sera chassé le fond. Et un petit dessin (extrait de Salaman, Dictionary of Woodworking tools, Astragal press, p. 321) d'un menuisier utilisant un jabloir: cet outil est un peu différent, mais il a la même fonction que le bouvet jabloir et s'utilise de manière identique.

C'est là que l'exposition sur les vieux métiers à Estagel se prépare et moi , bien sûr , je montre les bouvets du tonnelier qui y était présentés et là .... J.C Outil me corrige , comme quoi , le tonneau ce n'est pas pour moi .

Christian, désolé de semer la contradiction (c'est mon côté pinailleur!): aucun des outils que vous présentez n'est un bouvet: les deux premiers sont des stockholms et le troisième est un jabloir. Les stockholms sont des rabots servant à réaliser le pas d'asse (la forme arrondie dans laquelle sera exécuté le jable voir mon dessin plus haut). le jabloir a la même fonction que le bouvet-jabloir (creuser le jable) mais il n'agit pas tout à fait pareil: le bouvet jabloir a une lame comme un bouvet de menuisier et éventuellement deux lames transversales (des grains d'orge), le jabloir a, lui, une lame à dents (le rat) un peu comme un fragment de scie épaisse. En dessous de mon nom, à gauche, c'est aussi un jabloir. Si le (beau) stockholm du milieu est classique, le premier a une forme du conduit peu commune.
Le jabloir est un des outils du bois qui présente le plus de variante de forme. Et on trouve des très beaux exemplaires de cet outil.
Continuer à nous montrer des outils.

Je répondrais bien sûr si mon appareil photo en croise un ... bouvet et un vrai !
par Séguié christian publié dans : Le courrier des blogueurs
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Lundi 24 mars 2008

Le livre " outils et machines des métiers du bois " tome 1

Ce magnifique livre est écrit par Jean-François Robert aux éditions Vial . Pour l'acheter directement allez sur son site link .
Ce livre que je vous invite à vous procurer , parle des outils et des machines du bois avec sur ce tome : les haches et herminettes , les scies , les vilebrequins , les marteaux , les couteaux et les machines d'ateliers ...

Sur ce montage photos vous pouvez voir la couverture du livre . En haut , la mosaïque monumentale  de l'église d'Otrante du 12ème siècle avec l'une des premières représentations d'une scie . En bas un vitrail de la cathédrale de Chartres sur les menuisiers du 13ème siècle . L'habit du menuisier-ébéniste de Larmessin avec la représentation de tous les outils et ustensiles du menuisier-ébéniste .
Au milieu , j'ai placé deux scies à guichet et un marteau à cisette ; ces outils m'appartiennent et ils ne sont pas sur le livre .
Un livre à lire avec des photos d'outils sublimes . Je vous le conseille .    

par Séguié christian publié dans : La biblothèque
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Dimanche 23 mars 2008

Entre ombre et lumière
C'est le rêve de tous les créateurs et autres artistes .
Mais pour avoir la chance d'être sous les projecteurs , il faut être fort dans l'ombre de son atelier pour imaginer et faire rêver les visiteurs de l'exposition . 
Je suis actuellement en pleine préparation de ma nouvelle collection avec la traditionnelle séance photos pour le renouvellement de mon site internet
www.bois-liberte.fr .
 
Personnellement sur cette photo , je ne pensais pas que l'ombre pouvait être aussi belle que ce présentoir à miel .

Belle surprise ce baiser dans l'ombre du ciste .

par Séguié christian publié dans : Les surprises du menuisier
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Mardi 18 mars 2008

La mèche et le coquillage
undefinedVoici une bien drôle de photo avec deux mèches et deux coquillages , sans oublier la vedette de mon exposition l'euphorbe .  
Selon certains ce coquillage serait à l'origine de la mèche . Pour d'autres ce serait seulement une analogie entre la forme en colimaçon de la tarière et une coquille d'escargot des mers .

Il est évident que tous les objets pointus peuvent être à l'origine de la mèche comme un coquillage , une pierre (silex) ou encore une branche de bois .  Personnellement , je pense , qui les mèches comme celles présentées sur la photo viennent bien du coquillage .

Voilà un mystère qui se trouve en foret , il ne faudrait pas perdre la mèche de l'histoire . La tarière n'en trouverait plus ses trous .
   
 

par Séguié christian publié dans : Les outils d'autrefois
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Mardi 11 mars 2008

Menuisier en meubles ou Ebéniste ?
J'ai trouvé sur internet un site très intéressant sur techno-science.net sur la définition de l'ébénisterie . Pour tout dire j'ai raccourci la définition , tout à la fin je mettrai un commentaire . 

L'ébéniste fabrique des meubles et des panneaux en bois , composés d'un bâti en menuiserie sur lequel sont appliquées des feuilles de bois précieux appelées placages ou de toute autre matière qui dissimulent entièrement ou partiellement le bâti .
Il peut produire à l'unité ou en petit nombre . L'ébéniste est avant tout un artisan . Le mot ébénisterie apparaît pour la première fois dans le dictionnaire en 1732 ; pour le différencier du terme menuiserie , car les artisans ébénistes , en plus des techniques de la menuiserie font appel à la marqueterie , au placage et à la tabletterie . Il est tiré du mot ébène , racine probablement nubienne ( Égypte ) ayant fait le tour de la Méditerranée par la Grèce puis Rome, et désignant le bois de l'ébénier , de couleur noire . C'est le travail de cette essence précieuse qui a donné le nom au métier chargé d'ouvrage "à caractère plus décoratif qu'utilitaire".
Les meubles d'ébénistes peuvent être de style ancien ou de création contemporaine .
Le maître d'œuvre assure les différentes étapes de fabrication : choix du modèle et du bois , sciage et corroyage , réalisation des assemblages , du décor et du montage .
Les commodes , encoignures , secrétaires , bureaux et autres meubles recouverts d’écailles , de bois de placage , de marqueterie , de laque , de vernis , de porcelaine sont des meubles d’ébénisterie . 
La finition du meuble est parfois confiée à un artisan spécialisé : marqueteur, monteur en bronze , sculpteur sur bois , doreur , vernisseur .
Les plus anciennes techniques relevant de l'ébénisterie ne remontent pas plus loin que le Moyen Âge , même si on ne lui donnait pas encore ce nom , avec l'apparition du Point de Hongrie ( parquetage en damier appliqué aux grandes surfaces sur certains meubles précieux ).
Au XVe siècle en Italie apparaît la marqueterie . Elle connaît une grande renommée dans toute l'Europe , bien qu'elle n'y soit diffusée qu'au XVIIe siècle .
Au XVIe siècle en Italie apparaît une nouvelle catégorie d'artisans qui travaillent les essences rares et en particulier l'ébène . Ils créent de nouveaux procédés appelés l'intarsio et l'impasto . Avant cela , l'ébène n'était utilisé que pour de petits objets (échiquiers, coffrets…).
En France , c'est au milieu du XVIIe siècle que la vieille corporation des menuisiers accueille cette nouvelle catégorie d’artisans et crée la Jurande des Maîtres Ébénistes .
Les meubles que l'on appelle de menuiserie sont exécutés en bois massif , constitué d'un bâti qui restera apparent . Éventuellement , il peut inclure un décor sculpté , bien qu’en principe celui-ci doit être confié à un sculpteur . Les consoles d’applique , les cadres de miroir et tous les meubles en bois massif sculpté ou mouluré sont des meubles de menuiserie . En revanche , le bâti des meubles d'ébénisterie est plaqué .
De nos jours , cette différence est moins nette et on parle de menuisier lorsque la production concerne plus le bâtiment (fenêtres, portes, placards, parquets...) et d'ébéniste lorsqu'elle concerne le mobilier, indifféremment plaqué ou massif .

La restauration : C'est une branche particulière de l'ébénisterie qui consiste à restaurer des meubles anciens . Elle requiert à la fois une bonne maîtrise de la fabrication des meubles , mais aussi une bonne connaissance des styles et l'utilisation de techniques propres à la restauration .
Elle doit être réservée à des ébénistes formés à cette pratique ( certaines restaurations réclament une formation spécifique parallèlement à la formation classique d'ébéniste ) car on a vu trop souvent des meubles massacrés par l'ignorance , ou pire , la cupidité de certains professionnels du meuble . Pour éviter cela une charte du restaurateur a été instaurée, qui préconise entre autres l'utilisation de techniques et produits anciens ( utilisés à l'époque de la fabrication du meuble ) , et de faire en sorte que chaque restauration soit réversible .
La réparation : La restauration ne doit pas être confondue avec la conservation qui a pour but de maintenir le meuble en état , de faire en sorte qu'il fonctionne , sans camoufler les ajouts et en retirant le minimum de matière . Elle est utilisée notamment par les musées et doit permettre une étude historique et archéologique ultérieure du meuble . C'est pour cela que seul le "minimum vital" doit être fait sur les meubles conservés pour ne pas masquer les traces du temps .

Mon commentaire . Je rajouterai un détail important car selon certains ouvrages comme celui de Me Roubo entre autres , c’est qu’en France dans les années 1700 , la très grande majorité des bois vient des Indes pas d’Afrique . L’ébène comme les autres bois africains ne viendront que vers les années 1750 . 
Ce qui est important c’est de constater le changement des définitions du mot menuisier en meuble qui fabrique un meuble nu et l’ébéniste qui le décore de bois , de pierre , de métal …. L’ébénisterie d’hier est la marqueterie ou la tabletterie d’aujourd’hui . 
Les métiers ont changé de définition pendant les 3 derniers siècles et je pense que cela est dommage car aujourd’hui tout est flou . Le menuisier maintenant doit tout faire , fabriquer , réparer , restaurer . Pour finir quel métier dira-t-on dans quelques années ? Peut-être tout simplement un travailleur sur bois ! Qui sait ! 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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