Jeudi 15 novembre 2007

L'histoire du nom de menuisier

Sous le nom de menuisier , on comprend tous les ouvrages faits en bois servant tant à la commodité , qu'à la sûreté et à la décoration des appartements .
On distingue deux sortes de menuisiers : 
- ceux à l'usage des bâtiments , que l'on nomme d'assemblage . La menuiserie d'assemblage se divise en deux parties : la dormante et la mobile . La dormante concerne toutes les espèces de revètement propre aux appartements comme les lambris , les cloisons , les parquets ... . La menuiserie mobile rassemble toutes formes de fermetures comme les portes , les croisées et tous les ouvrages ouvrants servant à la commodité et à la sûreté .   

- ceux qu'on appelle menuisiers de report ou marqueterie ou ébénisterie dont le travail consiste à débiter des feuilles très minces de différentes couleurs que l'on applique sur la menuiserie ordinaire .  

Les menuisiers étaient autrefois appellés huchers du mot huche qui désigne une sorte de coffre de bois propre à pêtrir et à mettre le pain . On les a aussi appelés huissiers à cause de l'ancien mot huis qui signifie la porte d'une chambre , lequel nom est encore resté aux poteaux de charpente ou de menuisier qui servent de baies aux portes des appartements de peu d'importance . Les menuisiers ont conservé ces différents noms jusqu'à la fin du 14ème siècle . Un arrêté a été rendu le 4 septembre 1382 , en augmentant les statuts de cette communauté . A l'avenir on les appellera menuisier , du mot minutarius ou minutiairus , ce qui signifie un ouvrier qui travaille à des menus ouvrages . 
 

Les menuisiers étaient autrefois dépendants du maître charpentier du roi .On ne sait pas combien de temps a duré cette juridiction , mais c'est en décembre 1290 que furent créés les statuts par sieur Charles de Montigny , garde de la Prévôte .
Le dernier de ces règlements a eu lieu en août 1645 qui confirma les anciens statuts . 
Le nombre des menuisiers venant à augmenter , ainsi que leur industrie , cela les a obligés à se séparer avec chacun sa spécialité propre : menuisier en bâtiment , en carrosse , en ébénisterie ou en marqueterie , en meuble et pour les charpentiers au 14ème siècle .

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Vendredi 2 novembre 2007

Les méthodes pour ombrer le bois selon Maître Roubo
ombrer-le-bois.JPG

Les ornements et autres parties de mosaïque, s’ombrent de deux manières à savoir, avec le feu ou pour mieux dire le sable chaud ou avec des liqueurs acides. La première manière est la plus usitée et elle demande beaucoup d’attention et d’expérience de la part de l’artiste, ce qui ne peut s’acquérir que par une longue pratique vu les différences qui se rencontrent, tant dans les couleurs que dans la plus ou moins grande dureté des bois qu’il emploie, c’est une affaire d’expérience et de pratique.

Pour ombrer au feu, on prend du sable de rivière très fin, qu’on met dans une poêle de fer et qu’on fait chauffer sur un fourneau jusqu’à ce que la chaleur du sable soit capable de brunir le bois sans cependant le brûler, ce qu’on constate en y plongeant un morceau de bois de la même épaisseur et de la même qualité que ceux qu’on veut ombrer. Ensuite on prend les pièces d’ornement, qui doivent être décollées et rassemblées toutes à leurs places et on les ombre les unes après les autres selon le ton du dessin qu’il est bon d’avoir toujours devant soi pour donner à chaque pièce la teinte qui lui est nécessaire.

Comme les pièces à ombrer sont souvent trop petites pour qu’on puisse les tenir avec les doigts sans se brûler, on les prend avec une pointe ou une pince. Mais l’usage de ces piques ou pinces sont très commode, les menuisiers ne s’en servaient pas, ils aimaient mieux les prendre avec leurs doigts au risque de se brûler. Les bois ne s’ombrent pas toujours du premier coup, mais en les plongeant à plusieurs reprises dans le sable pour obtenir la couleur souhaitée.

On se sert aussi des acides pour ombrer les bois. Ces acides sont l’eau de chaux, dans laquelle on met du sublimé corrosif pour en augmenter la force. On se sert aussi d’esprit de nitre et d’huile de soufre. De ces trois ingrédients, l’esprit de nitre est celui qui fait le plus d’effet sur le bois. Il faut avoir soin de le brunir avant de le teindre, parce que l’esprit de nitre détruit totalement les couleurs. Cet acide donne aux bois blancs une couleur rougeâtre immédiatement. L’action de l’huile de soufre est moins violente. Elle donne aux bois blancs une teinte d’un brun vineux et augmente certaines couleurs au lieu de les détruire. Il faut avoir grand soin en employant l’un ou l’autre de ces deux acides, de n’en mettre qu’une très petite quantité. L’eau de chaux quoique moins violente que les deux autres, ne laisse pas que de brunir les bois soit blancs ou colorés. Quant à la manière de faire usage des acides, elle est très simple. Il ne s’agit que d’en mettre avec un pinceau ou le bout d’une plume, la quantité suffisante sur le bois et de recommencer l’opération pour obtenir la couleur souhaitée.

Quand aux drogues servant à brunir les bois. On les vendait à l’époque de Maître Roubo toutes prêtes chez les épiciers droguiste. Il n’y a que l’eau de chaux qu’il faut faire soi-même, ce qui est très facile, puisqu’il s’agit d’éteindre de la chaux vive dans de l’eau ordinaire et de prendre la liqueur qui surnage quand la chaux s’éteint.

Pour commenter cet article , je constate que cela n'était pas facile de brunir le bois, certains même si sont brûlés les doigts . Sinon on teinte le bois avant de placer les pièces , en conséquence les retouches sont impossibles . C'était difficile la marqueterie à cette époque ! 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Samedi 27 octobre 2007

Le dernier article Histoire parlait de la marqueterie en mosaïque par Maître Boulle . Il existe trois autres méthodes dont celle des ébénistes et des graveurs ...  
Mais peut-être avez-vous oublié le dessin de la rosace . 

rosaces-pour-marqueterie.JPGLes méthodes pour calquer un motif à incruster . 

On peut encore prendre le calque d’un dessin, en frottant le derrière du dessin avec de la mine de plomb ou de la sanguine tendre pulvérisée et en l’appliquant légèrement sur un papier blanc, ensuite, on prend une pointe fine avec laquelle on passe sur tous les traits du dessin, qui, par ce moyen, se trouvent tracés sur le papier blanc qui est sous le dessin et qu’on repasse ensuite, soit à l’encre ou au crayon, pour assurer les traits qu’on y a faits. Cette dernière espèce de calque s’applique et se colle sur le bois qu’on veut découper, ce qui se fait de manière ordinaire.

Quand les ornements sont ainsi dessinés sur un papier, on prend le calque pour les tracer sur le bois, ce qui se fait de plusieurs manières. La plus usitée est celle dont se servent les ébénistes, qui est d’appliquer sur le dessin un autre papier blanc, puis d’apposer les deux ensembles à la lumière, ce qui se fait en les posant sur un verre placé verticalement au grand jour, ou même sur un carreau de la croisée, ce qui est égal, pourvu que les traits du dessin puissent s’apercevoir au travers du papier appliqué sur le dessin. Ensuite on prend un crayon, on trace sur le papier blanc tous les traits du dessin qui se trouve exactement calqué de cette manière, qui n’a d’autre défaut que d’être peu commode, vu qu’il faut dessiner ce calque verticalement et même s’il est possible un peu incliné de haut en bas en devant afin que le jour frappe mieux dessus . Tout ce travail rend la position de celui qui est obligé de dessiner très fatigante. C’est pourquoi maître ROUBO croit qu’il vaudrait mieux prendre les calques à la manière des graveurs soit en appliquant sur le dessin un papier huilé ou verni , ou même un papier serpente très fin , au travers duquel on puisse lire tous les traits du dessin . On calque ensuite à la plume avec de l’encre de Chine un peu forte pour le papier huilé ; avec une pointe fine un peu arrondie sur le bout sur les deux autres papiers vernis et serpentes . motif-a-incruster-.JPG

Quand on a beaucoup de parties d’ornement de même forme, on est alors obligé de prendre plusieurs calques pour les coller sur le bois ou bien quand la chose n’est pas d’une très grande conséquence, on fait un calque de papier un peu fort, qu’on frotte de sanguine par derrière et qu’on fait décalquer sur le bois avec une pointe à l’ordinaire, ou bien on pique ce même calque avec une épingle en suivant tous les contours le plus juste possible. Puis avec un petit sachet de toile fine rempli de mine de plomb fine ou de sanguine pulvérisée, on frotte sur le calque, lequel étant placé sur le bois laisse une traînée de points qui indique le contour de la pièce à découper. Cette dernière méthode n’est bonne que pour les grandes parties car pour les petites, il vaut mieux faire autant de calques que l’on a de pièces à faire. Ce qui rend l’exécution beaucoup plus parfaite. Autre méthode voir article http://menuiserie-montner.over-blog.com/article-13097312.html 
motif-sans-les-incrustations-.JPGmotif-fini-.JPG Voici le motif creusé dans le bois prèt à recevoir les pièces de marqueterie . Il ne reste plus qu'à dessiner , calquer puis découper le bois avant de le coller .

 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Lundi 15 octobre 2007

Voici la suite de l'article sur la marqueterie de Maître Boulle .

La marqueterie en mosaïque

ch1-marqueterie.JPGch2-marqueterie.JPGch3-marqueterie.JPGch4-marqueterie.JPGch5-marqueterie.JPG

Pour commencer il faut dessiner d'abord le motif , puis en faire le calque . Quand le motif décoratif exige plusieurs calques comme pour cette rosace , on utilise des modèles découpés dans du fer blanc ou du cuivre très mince . On trace alors sur le fond de placaque tous les repères indispensables , enfermés dans des cercles concentriques . C'était le moyen de corriger les inégalités du calque et du décalque . Puis le motif calqué est reporté sur le fond où il sera inséré . marqueteur-d--coupant----la-scie.JPGOn commence avec la scie du marqueteur pour découper les morceaux destinés à recevoir des ombres . Le marqueteur maintient la pièce dans l'étau au moyen d'une pédale et avec la main gauche il déplace la pièce en suivant les contours . Sa main droite scie . Alors il effectuait le travail le plus délicat avec les teintes , en brûlant au sable chaud ou la corrosion par des acides . Mais beaucoup de bois gardaient leur couleur d'origine ( près de 100 essences étaient utilisées à cette époque ) .
 La première méthode était la plus courante . Elle consistait à plonger les minces lames de bois dans du sable de rivière chaud , plus ou moins profondément et longtemps selon qu'on désirait une teinte plus ou moins foncée . L'habileté de l'artisan consistait à obtenir la brunissure souhaitée sans brûler le bois . 
Ensuite on colle sur un papier ces menus éléments , on fait sécher puis on découpe le contour du motif pour obtenir la silhouette et on l'applique sur le placage . On entaille alors celui-ci pour y ménager la place de l'ornement . Il ne reste plus qu'à coller . On pose des serre-joints mais à l'époque on frappait alors doucement la pièce avec un marteau à plaquer pour la faire adhérer et l'on couvrait avec un linge humide . ( c'est fou comme l'invention du serre-joint est partique aujourd'hui )  . 
En résumé , la mosaïque comporte trois opérations successives : découper , ombrer et incruster . 

A suivre d'autres méthodes pour dessiner les calques par un autre maître A.J Roubo . 
Dans le prochain article Histoire .

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Dimanche 14 octobre 2007

Je tiens à préciser que cet article parle uniquement de la marqueterie . C'est la suite du style de Louis XIV  . 

 La marqueterie de Boulle

Le nom de l'ébéniste André-Charles Boulle (1642-1732) reste dans l'histoire associé à l'admirable épanouissement de cette technique éminemment décorative . Il utilisait la marqueterie d'écaille , de cuivre et d'étain ... . Le maître n'en était pas l'inventeur car dès la fin du 16ème siècle on l'utilisait en Italie . Mais il en perfectionna le procédé . C'est moins pour les progrès techniques que pour sa création vraiment personnelle avec son style ornemental . C'est grâce à cela qu'il occupe dans l'histoire de l'art le rang qu'on lui connait . 
Boulle a mélangé les matériaux les uns avec les autres avec une remarquable varièté . Il était capable d'incruster le cuivre dans l'écaille , de poser un décor d'écaille et d'étain sur un fond de cuivre . Mais aussi de nouveaux matériaux comme l'ivoire ou l'ébène . Dans ces créations seules les faces visibles des meubles recevaient le placage .

A suivre , les méthodes de la marqueterie en mosaïque défoncée .

J'ai parlé dans l'article précédant de points communs et peut-être vous ne les avez pas trouvés ou alors vous ne connaissez pas mes créations . Alors je vous invite à visiter ma galerie sur mon site
www.bois-liberté.fr 
Moi aussi j'ai pris une technique , là même que Boulle . Je n'ai jamais travaillé autre chose que du bois , j'ai toujours cherché à innover . La marqueterie se fait avec de très nombreuses essences de bois qui sont parfois peintes pour gagner en couleurs . Je n'ai pas encore une centaine d'essences comme lui , mais pour l'instant cinquante seulement . Ma recherche des bois rares continue et je suis sûr que le travail en marqueterie d'art sur une plante comme l'euphorbe n'aurait pas déplu à Maître Boulle .

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Dimanche 14 octobre 2007

Je tiens à préciser avant de commencer cet article que celui-ci ne parlera uniquement que de la marqueterie . Cette l'histoire commence avec l'invention du faux tenon (hirondelle) pendant l'art roman , c'est l'incrustation utile . Les incrustations disparaitront pendant l'art gothique avant de réapparaitre ici plus décoratives que jamais puis utiles quelques fois . 

Le style Louis XIV

Le procédé du placage était appliqué en France dès le règne de Louis XIII . Sous Louis XIV , son développement devient considérable . 
Le règne de louis XIV marque le triomphe de l'ébénisterie d'art , de la marqueterie en bois de couleur (ou peint ) avec l'utilisation de matériaux comme le cuivre , l'écaille ... puis le bronze doré . (soit avec de nombreux supports dont certains sont très inattendus en marqueterie d'art) . Cette technique s'épanouira jusqu'au 18ème siècle . A cette époque les connaissances du bois sont importantes avec l'utilisation de bois secs . Le jeu du bois est connu et c'est la hantise du menuisier d'art avec les techniques du séchage du bois (qui sont oubliées aujourd'hui) . C'est à cette époque qu'on invente le contre-placage procédé qui consiste à revêtir les deux surfaces de bois dans le sens opposé en sachant que le bois ne joue pas dans le sens de ses fibres . (le contre-plaqué sera inventé au 18ème siècle) .
Le goût des placages d'ébénisterie ne dépassa guère les ateliers royaux . Partout ailleurs se maintient la vieille tradition du bois massif , sculpté par des ciseaux et qui prend , avec le temps , cette patine douce et chaude . Ce poli particulier qui ne s'imite pas . 

A suivre la marqueterie de Boulle prochain article dans la catégorie Histoire .
 Il sera incroyable de constater le nombre de points communs entre lui et mes créations "des bois en liberté" . C'est à ne pas manquer et à suivre .

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Samedi 13 octobre 2007

Des hirondelles et des clous

hirondelles-et-clous-1.JPG Voici les deux grandes inventions des portes romanes . 
L'hirondelle qui est un faux tenon et les clous courbés pour faire tenir les pentures . 

Mais par contre on ne cloue pas les hirondelles , cela leur ferait mal , pauvre volatille !
hirondelles-sur-volet-1.JPGhirondelle-de-pr--s.JPGL'hirondelle est la première incrustation de bois dans du bois . L'hirondelle est un faux tenon et pourquoi ? Car le vrai tenon , qui ne viendra que dans l'art gothique , est d'un seul tenant et un tenon rentre dans une mortaise . Ici c'est une pièce rajoutée qui se place entre deux montants . Cette pièce en forme d'hirondelle est mise verticalement au montant empèchant l'écartement des ses derniers grâce à sa forme triangulaire . L'hirondelle doit être de la moitié de l'épaisseur du montant . 
Pour moi spécialiste de l'incrustation d'art , voir que cette méthode arrive de si loin , et d'un oiseau , est très intéressant .
les-plus-beaux-clous.JPGun-clou-magnifique.JPGVoici les plus beaux clous que j'ai pu récupérer sur mes divers chantiers . Par contre je n'ai pas eu la chance de récupérer des clous fendus en deux . Je dois être un des rares menuisiers à conserver les anciens clous . En cadeau , la photo du plus beau clou forgé .   

par Séguié christian publié dans : Histoire
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Vendredi 12 octobre 2007
L'art Roman (11ème / 12ème)

La construction des portes romanes est très simple . Les portes sont pleines avec des planches mises bout à bout . Il y avait deux méthodes de fabrication : -1- Les planches était tenues par des barres horizontales et aussi par de gros clous qui étaient fendus en deux puis recourbés sur la traverse . Dans beaucoup de lieux les clous ne sont pas fendus . Ces clous forgés (aujourd'hui appelés à tête de diamant ) étaient aussi à but décoratif .  Les pentures sont rarement travaillées et les clous avaient l'avantage de renforcer la porte et accessoirement de la décorer . -2- Il existait aussi une autre méthode , celle des faux tenons en forme d'hirondelle qui chevauchent les planches entre-elles . porte-romane-de-Gras-30.JPGporte-romane-de-Cuchous-66.JPGVoici deux portes d'églises romanes de Gras dans le Gard (30) et de Cuchous dans les Pyrénées Orientales (66) . Cette dernière a été restaurée par mes soins . Voir ici http://menuiserie-montner.over-blog.com/article-11717436.html . Dans l'église tout comme dans le chateau de Cuchous les clous ne sont pas fendus , mais toujours pliés d'un côté . 
par Séguié christian publié dans : Histoire
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Dimanche 7 octobre 2007

L'histoire de la scie
Coquille-St-J-1.JPGC'est dans le néolitique qu'une râpe angulaire permettait d'attaquer le bois par usure . La scie aurait été inventée par hasard par l'ébrèchement d'une lame de silex utilisée comme un couteau .

Il faut chercher l'ancêtre de la scie dans un coquillage : La coquille Saint-Jacques
 

La coquille St Jacques aurait été capable de scier une planche de sapin de 10cm de large et de 5mm d'épaisseur en 60 secondes .
coquille-st-J-2.JPG
J'ai essayé de le faire , je pense que cela reste possible . Mais personnellement je n'ai pas l'habitude de scier avec une coquille !

C'est en Sicile qu'on a découvert la scie vers 14 av JC en imitant les dents de la gueule d'un serpent , d'autres diront que c'est en regardant des arêtes de poisson .

Les premières représentations de la scie 

- Une fresque remonte à la XII dynastie (2300 av JC) et une autre à la XVIII dynastie (1350 av JC) . Elles se trouvent dans des chambres sépulturales de Thèbes en Egypte .
- Sur un vase grec du début du 5ème siècle av JC qui représente un atelier de métallurgiste avec de nombreux outils dont une scie .
- A Herculanum , on peut voir une peinture murale évoquant un atelier de menuiserie où deux hommes scient .
- Sur des bas reliefs gallo-romains ou des pierres tombales car il était courant qu'on illustre le métier du défunt par ses outils .
- Une mosaïque représente deux hommes entrain de scier . Elle se trouve à Otrante dans l'église . C'est une mosaïque monumentale .

coquille-st-J-3.JPGcoquille-st-J-4.JPG
Je n'ai aucune représentation à vous montrer , ni de tête de serpent ou encore , mais je n'y crois pas , d'arête de poisson . Mais j'ai une belle coquille Saint-Jacques .

 C'est au 15ème siècle que la scie se transforme et se modifie avec les dents en M ou W ce qui permet une meilleure pénétration dans le bois . 

La scie comme beaucoup d'outils se transforme en arme de guerre ou plus particulièrement en arme de torture . 

Des modifications arriveront au fil des siècles sur la qualité et les matériaux des lames . C'est au 17ème siècle que l'on utilisera l'acier cémenté puis au 18ème siècle arrivera l'acier fondu .
La dentition des lames se fera par rapport à la coupe demandée avec plus d'une dizaine de dentitions différentes .

par Séguié christian publié dans : Histoire communauté : outils anciens
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Mercredi 26 septembre 2007

Le menuisier
Le menuisier par étymologie est l'ouvrier qui , coupant , taillant le bois menu , travaille à des petits objets . Violet-le-Duc (1814-1879) en indique une autre origine : menuisier viendrait de " man-huissier " , artisan qui faisait les huis ( portes extérieures ) . Jusqu'au XIV ème siècle les menuisiers et charpentiers ne forment qu'une seule corporation . Ils sont pourvus d'un outillage rudimentaire , ils employaient le couteau , la cognée et un peu la scie . Les charpentiers de grande cognée exécutaient les gros travaux , tels que charpentes , planchers et plafonds . Ceux de petite cognée faisaient les portes , les fenêtres , les lambris . Ces derniers au XV ème siècle étaient appelés aussi huchiers , menuisiers . C'est alors que leurs travaux devinrent plus raffinés avec l'invention du rabot , et les procédés de fabrication se perfectionnant , ils se séparent des charpentiers et eurent leur corporation bien distincte . Ce sont toutes ces modifications successives de la technique de la menuiserie qui se sont passées depuis le moyen âge jusqu'aux premières années du 19ème siècle .

Ces renseignements proviennent d'un livre sur la menuiserie d'art de mr Etienne Ausseur de 1928 . 

par Séguié christian publié dans : Histoire
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  • : Séguié christian
  • menuiserie-montner
  • : Homme
  • : 30/03/1976
  • : Roussillon Montner
  • : Je suis artisan menuisier et je fais des objets d'art que j'expose . Mais il y a aussi la défense du patrimoine de mon métier comme les anciens outils . Avec aussi les plus belles photos de ma région .
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